samedi 8 novembre 2008

La biographie d'Emile Zola


Ecrivain naturaliste et essayiste français. Emile Zola n'a que sept ans quand meurt son père, ingénieur vénitien. Il vit alors dans la pauvreté. Après avoir abandonné ses études scientifiques, il devient, de 1862 à 1866, chef de publicité à la librairie Hachette, ce qui lui permet de connaître les plus grands auteurs de l'époque. Emile Zola publie son premier ouvrage, "Contes à Ninon" à l'âge de vingt-quatre ans et fréquente les républicains. Puis il se lance dans une carrière de journaliste engagé. Dans ses critiques littéraires, il prône une littérature "d'analyse" s'inspirant des méthodes scientifiques. Son premier succès, le roman "Thérèse Raquin", lui vaut de nombreuses critiques de la part de la presse. Influencé par les études de Prosper Lucas et de Charles Letourneau sur l'hérédité et la psychologie des passions, Emile Zola entreprend une immense œuvre naturaliste, "Les Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second empire", une saga constituée de romans réalistes et "scientifiques". Ce projet l'occupera pendant un quart de siècle. Chacune des œuvres des "Rougon-Macquart", préparée par une enquête détaillée, montre l'affrontement des forces naturelles, soumises aux circonstances et à l'environnement social, qui gouvernent le destin des personnages. Et ceci quel que soit leur milieu d'origine : Paris populaire, courtisanes, capitalisme, mineurs, paysans… C'est le septième roman de la série, "L'assommoir" (1877), chef d'œuvre du roman noir qui lui apporte la célébrité. Dans "Germinal" (1885), il dépeint le déterminisme économique comme la fatalité moderne. Membre de la Libre Pensée, athée et scientiste, Zola s'attaque avec vigueur, dans "La Faute de l'abbé Mouret" (1875), au catholicisme et au célibat des prêtres qui transforme le désir naturel en haine des femmes ou en un mysticisme pouvant conduire à la folie. Avec toute son ardeur combattante et le poids de sa notoriété, il s'engage dans l'affaire Dreyfus en publiant son célèbre "J'accuse" dans le journal "L'Aurore" du 13 janvier 1898. Le procès qui s'en suit l'oblige à s'exiler pendant un an. A l'issue des "Les Rougon-Macquart", Zola veut montrer qu'il ne sait pas uniquement peindre les tares de la société. Séduit par les idées socialistes, il souhaite proposer des remèdes sous la forme d'une vision prophétique du devenir de l'homme dans ses "Quatre Evangiles : "Fécondité", "Travail", "Vérité". Le quatrième, "Justice", vient d'être commencé, lorsqu'il meurt "accidentellement" asphyxié dans son appartement.
Bibliographie : (Les titres suivis de * font partie des Rougon-Macquart) Contes à Ninon (1864), La confession de Claude (1865), Thérèse Raquin (1867), Madeleine Férat (1868), La Fortune des Rougon* (1871), La Curée* (1872), Le Ventre de Paris* (1873), La Conquête de Plassans* (1874), La Faute de l'abbé Mouret* (1875), Son Excellence Eugène Rougon* (1876), L'Assommoir* (1877), Une Page d'Amour* (1878), Le Roman Expérimental (1880), Nana* (1880), Pot-bouille* (1882), Au bonheur des dames* (1883), La Joie de Vivre* (1884), Germinal* (1885), L'Oeuvre* (1886), La Terre* (1887), Le Rêve* (1888), La Bête humaine* (1890), L'Argent* (1891), La Débâcle* (1892), Le Docteur Pascal* (1893), Lourdes (1894), Rome, (1896), Paris (1898), Fécondité (1899), Travail (1901), Vérité (1903).


http://atheisme.free.fr/Biographies/Zola.htm

La différence entre le naturalisme et le réalisme ?


Réalisme et Naturalisme : décrivent le réel à différents degrés.
Réalisme : s'intéresse surtout à la bourgeoisie.
Naturalisme : est guidé par la science et s’intéresse aux classes assez pauvres.




http://pedagogie2.ac-reunion.fr/lyvergerp/FRANCAIS/EAF_2001_Syntheses/Naturalisme/Noddoz_naturalisme.htm

Qu'est ce que le réalisme ?


Le réalisme peut être défini, au sens large, comme la volonté de rendre par les mots la réalité elle-même, à partir d'une observation scrupuleuse des faits. Cet ancrage de la fiction dans un terreau réel peut se déceler dans de nombreuses œuvres au fil du temps, comme celles de Rabelais, de Boileau, de Diderot, de Stendhal ou encore de Balzac, le risque étant que son sens se dilue dans sa variété même.Au XIXe siècle, le terme est d'abord appliqué de façon péjorative par la critique à la peinture de Gustave Courbet. Passé à la littérature, il est revendiqué par Champfleury dès 1855, puis dans son manifeste le Réalisme en 1857. Mais la littérature peut-elle avoir pour seule ambition d'être un fidèle reflet de la réalité?

http://www.espacefrancais.com/realisme.html

Qu'est-ce que le naturalisme ?


Le naturalisme est un mouvement littéraire de la fin du Second Empire (1870), né de l’influence des sciences, de la médecine expérimentale et des débuts de la psychiatrie.

Il s’agit d’une théorie suivant laquelle la littérature doit peindre les humains et la société en s’inspirant des méthodes utilisées dans les sciences naturelles :observation sur le terrain, exactitude, refus de l’interprétation hâtive non fondée. Le romancier vérifie expérimentalement dans ses romans le rôle des déterminismes sociaux et biologiques sur l’individu et le groupe.

Par exemple, la série des " Rougon-Macquart " illustre le démarche naturaliste qui vise à expliquer les comportements sociaux par l’hérédité.


La littérature se doit donc de dépeindre la nature et ses réalités sans recherche de valorisation esthétique. Le naturalisme renforce ainsi certains caractères du réalisme.

jeudi 9 octobre 2008

Quel style ? (les questions)


Question 1- Flaubert a obligé le jeune Maupassant à travailler avec rigueur et précision. Quelle est, selon Flaubert, la principale qualité de l'écrivain ?

La principale qualité de Guy Maupassant est l'observation.

Question 2- L'écrivain travaille les mots comme le peintre travaille les formes et les couleurs. quel est l'objectif proritaire d'un écrivain réaliste comme Maupassant ?

L'objectif de Maupassant est de faire comprendre au lecteur se qu'il voit en décrivant avec des mots émotionnels et très précis.

Question 3- Maupassant présente une galerie de personnages. Combien de voyageurs la diligence contient-elle ? Identifiez chacun d'eux.
Il y a 8 voyageurs dans la diligence:
  • Le clocher (Césaire Horlaville)

  • Le curé de Gorgeville

  • L'instituteur de Rollebosc-les-Grinets

  • Mait'Poiret et sa femme

  • Mait'Rabot et sa femme

  • Mait'Caniveau


question 4- quels types de renseignements Maupassant apporte-t-il au lecteur pour décrire chaque personnage ?
Le type de renseignements sur chaque personnages et description physique et description caractéristiques.

Quel style ?


Maupassant évoque les conseils que lui donnait son maître Gustave Flaubert. Ils permettent de comprendre et d’apprécier les exigences d’écriture que se fixait Maupassant.
« Quand vous passez, me disait-il, devant un épicier assis sur sa porte, devant un concierge qui fume sa pipe, devant une station de fiacres, montrez-moi cet épicier et ce concierge, leur pose, toute leur apparence physique contenant aussi, indiquée par l’adresse de l’image, toute leur nature morale, de façon à ce que je ne les confonde avec aucun autre épicier ou avec aucun autre concierge, et faites-moi voir, par un seul mot, en quoi un cheval de fiacre ne ressemble pas aux cinquante autres qui le suivent et le précèdent. »
J’ai développé ailleurs ses idées sur le style. Elles ont de grands rapports avec la théorie de l’observation que je viens d’exposer. Quelle que soit la chose qu’on veut dire, il n’y a qu’un mot pour l’exprimer, qu’un verbe pour l’animer et qu’un adjectif pour la qualifier. Il faut donc chercher, jusqu’à ce qu’on les ait découverts, ce mot, ce verbe et cet adjectif, et ne jamais se contenter de l’à-peu-près, ne jamais avoir recours à des supercheries, mêmes heureuses, à des clowneries de langage pour éviter la difficulté.
Guy de Maupassant, Préface de Pierre et Jean, 1887.

Commentaire littéraire

Correction du professeur :
L'extrait "d'un Barrage contre le Pacifique", Roman paru en 1950, écrit par Marguerite Duras, est le portrait d'un homme. Précédé et annoncé par deux répliques d'un dialogue, ce portrait se divise en deux parties, séparées par le commentaire d'un personnage.
La première partie décrit la tenue vestimentaire et la bague du planteur (costume de tussor grège et magnifique diamant).
La seconde partie, reprend les mêmes détails et les développes, pour montrer, les signes qui témoignent d'une certaine richesse (costume très bien coupé, sa 40 chevaux, fortune).
Cette seconde partie se poursuit avec le portrait physique rapide et incomplet ( figure, épaule, bras, main).